Nantes

22 octobre 2020

L’upcycling, tendance ou concept recyclé ?

Et non, l’upcycling n'est pas une nouvelle discipline aux jeux olympiques, ni une technique de coaching à la mode. Traduit en français par surcyclage, il s’agit de réduire la production de déchets par le réemploi d’objets en fin de vie. Ces produits initialement destinés à la poubelles, sont valorisés par certains en créations uniques et originales. Fragil est allé à la rencontre de créateurs de la région nantaise qui transforment l’inutile en bijoux, meubles ou autres objets tendances.

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13 octobre 2020

« Un pays qui se tient sage » à Nantes, le film sur les violences policières résonne

Jeudi 17 septembre 2020, au cinéma le Concorde à Nantes a eu lieu l’avant première du film du réalisateur David Dufresne « Un pays qui se tient sage ». Cette soirée était organisée en partenariat avec la librairie café « Les bien-aimés », La ligue des Droits de l’Homme et l’Observatoire Nantais des Libertés. La rédaction de Fragil était présente. C’est après la projection du film que David Dufresne et les nantais très émus par le film ont pu échanger sur la question des violences policières.

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13 octobre 2020

ADN de Maïwenn, la quête de soi

ADN, le nouveau film de Maïwenn après cinq ans de silence depuis Mon Roi (2015), sortira en salles le 4 novembre. Du deuil à la quête identitaire, il questionne la transmission et ce qui fait famille. Une belle réalisation mais parfois un peu brouillonne.

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30 septembre 2020

Gaume : Real Rock made in Nantes

En cette fin d’après-midi maussade du vendredi 18 septembre au club concert le Ferrailleur situé quai des Antilles à Nantes, le groupe Gaume nous a conviés à un concert en plein air qui salue la sortie de leur troisième opus intitulé « Call it what you want ». Roman Gaume accompagné de ses musiciens arrive à nous faire oublier la pluie et un ciel plutôt dégagé fera son apparition au fil des morceaux et des riffs des guitares, un bon présage…

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L'édito

Touche pas à mon info !

L’investigation vit-elle ses derniers mois sur l’audiovisuel public en France ? Contraints par une réduction budgétaire de 50 millions d’euros en 2018 par rapport au contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’ancien gouvernement, les magazines « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » verront leurs effectifs drastiquement diminués et une réduction du temps de diffusion au point de ne plus pouvoir assurer correctement leur mission d’information. Depuis l’annonce, les soutiens s’accumulent, notamment sur Twitter avec le hashtag #Touchepasàmoninfo, pour tenter de peser sur les décisions de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà visée par une motion de défiance. L’association Fragil, défenseur d’une information indépendante et sociétale, se joint à ce mouvement de soutien.

Après la directive adoptée par le Parlement européen portant sur le secret des affaires en avril 2016, il s’agit d’un nouveau coup porté à l’investigation journalistique en France. Scandales de la dépakine, du levothyrox, du coton ouzbek (pour ne citer qu’eux), reportages en France ou à l’étranger sur des théâtres de guerre, à la découverte de cultures et de civilisations sont autant de sujets considérés d’utilité publique. Cela prend du temps et cela coûte évidemment de l’argent. Mais il s’agit bien d’éveiller les consciences, de susciter l’interrogation, l’émerveillement, l’étonnement ou l’indignation. Sortir des carcans d’une société de consommation en portant la contradiction, faire la lumière sur des pratiques, des actes que des citoyens pensaient impensables mais bien réels. Telle est « la première priorité du service public », comme le considère Yannick Letranchant, directeur de l’information.

En conclusion, nous ne pouvions passer à côté d’une citation d’Albert Londres ô combien au goût du jour, prix éponyme que des journalistes d' »Envoyé Spécial » ont déjà remporté : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »


Valentin Gaborieau – Décembre 2017